17 Jan vivre en martinique racisme
: 95). […] Les gens, les Békés ici, ils veulent tout prendre : les plages, les terrains, tout tout tout. ; 155-156), ou alors celui des Ho Hio Hen, arrivés lors de la seconde vague d’immigration dans les années 1930 (ibid. [12] « […] dès l’instant qu’il y a union mixte légale et que les Blancs martiniquais ou guadeloupéens peuvent estimer que l’un ou l’une des leurs s’est ouvertement mésallié, ils se refusent à accepter cette union et se comportent comme si le conjoint blanc était passé de la caste supérieure à laquelle il appartenait de par son origine à la caste inférieure qui est celle de son partenaire ; peut-être celui qui a ainsi dérogé gardera-t-il personnellement quelques bonnes relations dans son ancien milieu mais, dans l’ensemble, le couple sera tenu à l’écart et se trouvera en butte à tous les inconvénients d’ordre pratique qu’entraîne le fait d’être discrédité aux yeux de la classe dominante » (Leiris, 1955 : 127-128). Il n’y avait personne qui habitait ici. ». Le nom « Chabin » est associé aux personnes claires de peau, avec des traits de visage africains, et aux cheveux clairs, crépus. Leurs activités sont surtout orientées vers le secteur domestique, les tissus, les vêtements, les chaussures… Les jeunes investissent les centres commerciaux qui se multiplient en périphérie des villes (Dubost, op.cit. : 284). C’était une dame gentille… noire évidemment, mais bon, c’est normal ! Dans l’espace urbain et surtout à Fort-de-France, on trouve sur cette zone des quartiers pauvres et mal équipés, nés dans l’urgence avec l’exode rural dans les années 1960, tel les quartiers de Texaco et de Volga-Plage. Mais il reste que la plupart d’entre elles ne continuent pas cette activité au-delà du mariage. Je pense que c’est parce que notre identité jusqu’à présent, c’était de véhiculer l’image de la famille coloniale, c’est-à-dire de rester blanc. En effet, selon divers auteurs, on assiste à un « retour » des pratiques culturelles et religieuses indiennes depuis le début des années 1980 : En particulier, le 150ème anniversaire de l’arrivée des premiers Indiens en terre martiniquaise, en 2003, a été l’occasion de célébrer leur mémoire et de mettre en valeur la culture héritée de l’Inde, avec des manifestations culturelles durant toute l’année 2003. Mais là encore, la situation n’est pas simple, certaines familles étant légèrement supérieures à d’autres, soit par le nom, soit pas la fortune (ibid. Là, je faisais partie d’une association, la Guamaguy (Guadeloupe, Martinique, Guyane). […] On parle de la révolution de 1848, mais est-ce qu’on peut parler de révolution ? J’ai le droit d’être là, j’ai le droit de m’exprimer ! : 36). La zone de cinquante pas géométriques s’étend sur une largeur de 81,20 mètres dans le système numérique. Parler créole, ça ne veut pas dire ne pas respecter. Avant, ils résidaient plutôt à Didier, un quartier aisé à la périphérie de Fort-de-France [33]. La question des terres constitue en effet un sujet hautement controversé et un thème majeur notamment pour le MODEMAS, comme nous l’a expliqué Jean-Marie, un militant de base vivant à Paris : Claudine, une militante indépendantiste, a exprimé une idée semblable : Du côté des Békés, Roger de Jaham, ce chef d’entreprise béké qui a tenté le rapprochement en 1998 et qui continue son effort de communication, s’est lancé le défi d’effectuer un recensement exhaustif, commune par commune, pour démontrer que « ceux qui possédaient 98 % des terres et du commerce avant 1848 ne pèsent plus que 5 % de l’économie » [38]. Pour Anne-Marie, une informatrice d’origine indienne. Ces différentes populations qui ont intégré la société martiniquaise seront présentées de manière très brève ci-dessous, à l’exception du groupe des Africains, pour deux raisons. Les traits physiques africains comme la peau foncée, les cheveux frisés et le nez large sont dévalorisés. Il est vrai que j’ai pu noter un décalage par rapport aux lieux d’habitation des informateurs de couleur. J’ai des amis de toutes les couleurs, si j’ose dire, s’il faut le dire […], mais par exemple quand je regarde mes goûts ne serait-ce que par rapport aux filles, je m’intéresse plus facilement aux filles de couleur. Par rapport à ma couleur de peau, on a du mal à croire que je suis Antillais. Les embouteillages sur les grandes routes principales deviennent de plus en plus insupportables pour leurs usagers. […] C’est sûr que tu ne vas pas voir beaucoup de pêcheurs, d’agriculteurs… les femmes de ménage n’habitent pas ici. Pour Francis Affergan. À mon avis, c’est ce lien durable qui explique que peuvent exister, nonobstant toute la rigidité des structures et des stéréotypes, des affinités particulières entre Martiniquais de couleur et Békés. Il ne faut pas oublier que le Mulâtre est le fruit d’unions mixtes, fondées essentiellement sur l’exploitation sexuelle de la femme esclave noire par le maître blanc. En partant des travaux d’anthropologues et de sociologues effectués entre les années 1950 et 1970, principalement par Michel Leiris, Edith Kováts Beaudoux, Jean Benoist, Michel Giraud et Jean-Luc Bonniol, je propose d’analyser, en m’appuyant sur une partie des données d’enquête recueillies pour ma thèse [1], comment ces relations ont évolué. J’ai entendu ce discours sur la corruptibilité de certains élus politiques par les Békés avec une certaine récurrence, notamment à propos des communes du François et de Sainte-Anne. On the one hand, it points out whether and how colonialism is persisting in these relationships, and on the other one, it shows how they are evolving in a shared desire of living together. « […] À la limite, il y a presque un système d’apartheid puisque, de fait, on interdit aux nègres d’aller là où il y a les békés, les Blancs. On peut constater des attitudes similaires chez les Mulâtres, la bourgeoisie de couleur. Il s’agit de migrants en provenance du Liban, de Palestine et de la Syrie. Le comportement matrimonial des Békés et toute l’idéologie implicite servant au maintien de leur position dominante amène nombre de mes informateurs à qualifier ce groupe de « caste » [13]. André, 56 ans, peintre en bâtiment, Fort-de-France, 20 novembre 2003. Les Békés ont droit à cette culture et ont droit à cet environnement-là. Oui, bien sûr que ça évolue. [25] Cf. Du côté des informateurs de couleur, on ne croit pas vraiment que la mentalité des Békés a évolué, en particulier en ce qui concerne la question des unions mixtes : Nombreux sont les informateurs « noirs » qui adressent des reproches aux Békés – des reproches récurrents dont la liste est longue. Home / France / Guyane, Guadeloupe, Saint Martin, Martinique : champions du racisme anti-blanc et de la criminalité Publiez un commmentaire Publié par Manuel Gomez le 27 janvier 2017 Par ailleurs, ils se sentaient à la fois exclus du milieu des Békés de niveau supérieur et méprisés par les gens de couleur qui avaient une meilleure position économique (Kováts Beaudoux, 2002 : 76). S’ils représentent à peine 1% de la population [11], ils ont toujours maintenu leur position en tant qu’élite économique et sociale, possédant aujourd’hui 52% des terres agricoles, 40% de la grande distribution, 50% du commerce d’importation alimentaire, 90% de l’industrie agro-alimentaire (Bolzinger, 2009). […] J’ai eu à discuter avec des Noirs, des Martiniquais, qui ne se réclament pas de l’Afrique. […] Quand j’avais 14 ou 15 ans, un jour, j’ai invité une petite camarade négresse à partager le repas chez ma mère. Moi, je pense que les sociétés ont évolué. Sa famille s’est installée au Cap Est il y a plus de 50 ans, donc avant l’arrivée de ces derniers. Ce n’est pas parce qu’on considérait que c’était mieux d’être blanc. Vous avez décidé de venir vivre en Martinique ? Toujours est-il que la tendance à dévaloriser – par retournement du stigmate – tout ce qui est attaché à la couleur blanche ou claire est également présente chez les Martiniquais, même si elle est très loin d’être aussi fortement affirmée que la tendance opposée. Bon, jusqu’à maintenant nous sommes un peu persécutés, mais on tient le coup. Et c’était illégal ! Le patronyme de ces derniers est aujourd’hui une référence incontournable dans l’île : ils sont leaders dans la distribution des pièces pour automobiles. Ce sont des gens normaux. C’est le colombo. Même parmi nous, on commence déjà à les regarder comme des dinosaures, même nous, […] sous réserve que le reste de la population nous accepte bien sûr comme on est, […] s’il n’y a pas d’aigreur, s’il n’y a pas de jalousie inutile, enfin. En fait, ce n’est pas que ça, il y a d’autres facteurs à côté […] : il reste encore le problème du niveau social, le problème de formation, de culture, de religion… il y a encore beaucoup de choses. En réalité, il me semble que les attitudes de rejet envers les Békés ressenties et décrites par Catherine ne sont pas vraiment généralisables. […] Les Békés ne veulent pas que les Nègres viennent dans leurs pieds. Donc, tout n’est pas négatif. [35] Edith Kováts Beaudoux parle d’un « paternalisme bienveillant du Créole [du Béké] assuré de sa supériorité » couplé à « une attitude de mépris » envers le « Noir », « qui tourne facilement à la haine, attitude qui n’est pas extériorisée en permanence mais qui se manifeste très violemment en cas de conflit » (op. Ils ne se mélangent pas. C’est quelque chose qui relève de la situation de l’esclavage. Je pense qu’on souffre sûrement beaucoup (rire), mine de rien, d’un tas de choses qu’on ne dit pas : des petits malaises comme ça, des petites choses sur lesquelles on s’assied tous les jours. )
,D’autant que si tu te promènes en banlieue (cas d’école) et que tu dis au mec qui te dépouille que tu as déjà donné, il ne comprend pas et il te cogne en plus. […] Et leurs grandes robes, c’étaient des saris […]. Pourquoi ? Cependant, mes informateurs blancs créoles se désignent eux-mêmes comme « Békés ». Un établissement public industriel et commercial, l’Agence des 50 pas géométriques, a pour mission de gérer cette zone [40]. [6] Ce terme est strictement émique, c’est pourquoi j’ai choisi de le mettre entre guillemets. Après l’abolition de l’esclavage en 1848, il y eut plusieurs vagues d’immigration. Par rapport aux Indiens, les Chinois semblent avoir été favorisés par leur peau plus claire. Partir vivre en Martinique, c’est le choix de Lucie, 23 ans et diplômée d’un Master en Marketing. Et je ne sortais du milieu de la famille que quand j’allais à l’école. Naturellement, ils ont toujours bénéficié de l’appui des services de l’État qui sont censés assurer une certaine équité sociale et permettre la pratique de la démocratie : concept qui au vu des agissements des lobbies békés et métropolitains ici reste à définir et à inscrire dans l’opérationnel » [. Chez les Mulâtres, on constate également une tendance à l’endogamie, par imitation des Békés. Il ne faut pas, pour appréhender la Martinique, se contenter de l’image doudouiste de la plage et des cocotiers. Au-delà de ses origines et de sa mémoire indiennes, au-delà de son vécu et de son enracinement martiniquais, au-delà également de sa citoyenneté française, Anne-Marie se sent appartenir au monde. Et au-delà des éléments linguistiques, Anne-Marie cite d’autres exemples d’apports culturels des Indiens : Pour revenir au créole, pour Anne-Marie, les Indiens de la Martinique n’ont pas le même rapport complexe et codifié à leur langue que les Martiniquais issus de l’esclavage : Anne-Marie manifeste un sentiment identitaire fort à l’égard d’appartenances multiples, dont chacune est source de fierté. Mais quand même, les Békés-goyave restent fermés. CABORT MASSON Guy, 2001 [1981], Les puissances d’argent en Martinique : la caste béké, Saint-Joseph/Martinique : Éditions la Voix du Peuple (VDP). Du pays tamoul aux Antilles : les avatars de Mariamman » in L’ÉTANG Gerry (dir. En réalité, la catégorie de « mulâtre » est avant tout une catégorie émique, liée certes à la couleur de l’individu, mais également beaucoup à sa position sociale : Quelques familles de couleur solidement implantées dans l’agriculture de plantation, le grand commerce ou l’industrie, ont réussi à « passer la ligne » et font partie de la classe possédante. Si à aucun moment, il ne s’est déclaré devant moi comme indépendantiste, son discours sous-tend la position qu’à long terme, une indépendance serait la solution la plus souhaitable pour la Martinique. Il ne faudrait pas que ça soit une politique de copinage. C’était vraiment la panique : l’indépendance, les émeutes… Bon, il y a eu les problèmes de la guerre d’Algérie […] Nous avons été élevés dans l’idée que les gens vont se massacrer […]. Je me suis appuyée pour cela sur des recherches pionnières à ce sujet, que nous devons principalement à Michel Leiris, Edith Kováts Beaudoux, Michel Giraud, Jean-Luc Bonniol… mais qui datent déjà de plusieurs décennies. Et j’ai compris cette réalité par la suite, comment ce carcan était un carcan fermé, les gens avaient du mal à s’en sortir. Toutefois, ces interdits sont valables uniquement pour les unions légitimes, seules susceptibles de modifier le groupe de l’intérieur [12]. Cette stratification se caractérise par l’hypostase des relations sociales en relations « raciales » (Giraud, 1979) et repose sur un système idéologique global qui tire son origine des débuts de la colonisation. As for the other components of the population (a majority of descendants of the former slaves), they have very contrasting and mostly ambivalent attitudes. Au contraire, la distinction est maintenue entre deux et non pas trois populations – malgré le mélange. Toutes leurs possessions, tout. » (Kováts Beaudoux, 2002 : 61). Cette concentration de terres – vraisemblablement volées – a permis aussi une conservation du patrimoine. On a demandé réparation. ».. peut-être....
Même si l’histoire de la Martinique a commencé par une confrontation entre deux communautés en elles-mêmes fort hétérogènes, on ne peut bien comprendre la logique des jeux identitaires que si l’on convoque ce tiers qu’est l’Indien, sachant fort bien qu’il n’entra dans ce dispositif qu’au 19e siècle » (. Afin que cette affaire soit la plus rentable possible, les banques ont l’habitude d’adresser à leurs clients des propositions très séduisantes de facilité de crédit pour l’achat d’un véhicule neuf. » (. Mais mettez-y toutes les contraintes dont on parle, vous compliquez le système pas mal aussi. Du côté des autres composantes de la population martiniquaise – une population très métissée – les attitudes et les représentations sont très contrastées et souvent ambivalentes. Ils détiennent l’économie de la Martinique : l’automobile, les grandes surfaces… Ils nous tiennent esclaves par la consommation. Vivre en Martinique au cœur de la Caraïbe et de lOcéan Indien aspire la liberté pour certains, tandis que p… Et donc moi, je voudrais défendre ça pour mes enfants, même pour moi !Auteurs Du Théâtre Engagé, La Groupie Du Pianiste Live, Cours Florent Facebook, Balavoine Best Of Mp3, Isba Santé Prévention Chalon Sur Saône, Nolwenn Leroy Le Chant De La Mer, Quel Jour Choisir Pour Le Télétravail,
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